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Les expatriés et sujets émiratis doivent s’occuper à se divertir sans jamais manifester un quelconque engagement politique – autre bien sûr que celui encadré par l’Etat. Et en cette période tourmentée de révoltes dans le monde arabe, les autorités locales sont devenues encore plus sensibles sur cette question. Une information rapportée récemment par Human Rights Watch le montre bien. Dans un communiqué, cette organisation américaine fait état de la révocation pour un an du permis de résidence, et donc de la déportation, d’une cinquantaine de Syriens à la suite d’une manifestation pacifique organisée le 10 février devant le consulat syrien de Dubaï contre le régime de Bachar al Assad – dont les violences sont pourtant condamnées par le pouvoir émirati. Accusés d’avoir enfreint la loi (les autorités ne permettent aucune manifestation sur leur sol), ces Syriens vivant parfois depuis une dizaine d’années à Dubaï sont expulsés des Emirats mais ne seront heureusement pas contraints de retourner dans leur pays d’origine en proie à un conflit armé. Le Qatar, l’Egypte ou le Koweït devraient les accueillir, selon HRW. L’an dernier, cinq Emiratis qui avaient appelé sur un forum en ligne à la mise en place d’un régime démocratique aux UAE ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison avant d’être amnistiés par les autorités. On ne badine pas avec la politique aux UAE.

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